
7 ans, oui, déjà sept ans que le taulier nous a quittés. Et depuis ce temps, les Witch Doctors lui rendent hommage, début décembre. Et tout cela, dans un Soubock bien rempli. Dans ce public, il y a quelques habitués, puis les autres. Cette partie de public qui se renouvelle à chaque fois.
Le contexte
Et depuis ce temps, c’est un show à chaque fois renouvelé (je sais, souvent que des questions de détails, mais …) que nous propose le groupe. La set-list varie très peu au fil des ans. La durée du show varie cependant selon la forme de chacun, groupe ou public.

La particularité de ce concert du 6 décembre 2024 est la présence de Marc Mitou pour la première fois pour cet hommage. Bien que déjà membre du groupe depuis plusieurs mois, Marc avait un peu le trac (très vite évacué) avant de monter sur scène. Et quelle présence.

Qu’avons-nous entendu ?
Le concert est du format classique : alternance entre groupe et solo de Jean-Christophe. Comme d’habitude, un bon gros son, un public chaud comme la braise et nos quatre musiciens en forme, les ingrédients qu’il fallait pour un bon moment.
Les Witch Doctors entame leur marathon avec Je Suis Né Dans La Rue (Rivière… Ouvre ton lit – 1969), La Terre Promise (La terre promise – 1975), Le Pénitencier (Le pénitencier – 1964), O Carole (Johnny, reviens ! Les rocks les plus terribles – 1964), Requiem pour un fou (Derrière l’amour – 1976). Le public répond déjà présent et accompagne Jean-Christophe sur les refrains. Le groupe enchaine avec Pas Cette Chanson (EP – 1962), La Fille De l’Eté Dernier (Rock à Memphis – 1975), Joue Pas De Rock’N’Roll Pour Moi (Derrière l’amour – 1976) et La Musique Que J’Aime (Insolitudes – 1973).

Seul
Les guitares brodent, la rythmique assure, déjà dix titres, le temps passe trop vite. C’est l’heure du premier break. Jean-Christophe reste seul en scène. Guitare acoustique en main, il commence avec L’Idole Des Jeunes (L’idole des jeunes – 1962), puis égrène des titres bien connus : Retiens La Nuit (Salut les copains – 1961), Quand Revient La Nuit (Hallelujah – 1965), Les Bras En Croix (Les bras en croix – 1963), Le Chanteur Abandonné (Rock’n’roll attitude – 1985). Il y aura aussi La Fille Aux Cheveux Clairs (Vie – 1970) qui ne figurait pas parmi la liste des 75 titres susceptibles d’être interprétés ce soir !! Il achève cette première partie avec Noir C’Est Noir (La génération perdue – 1966) et Derrière L’Amour (Derrière l’amour – 1976).

Deuxième partie
Après une petite pause, nos amis reprennent leurs instruments et repartent à l’assaut du public, toujours aussi chaud. Johnny Reviens (Johnny, reviens ! Les rocks les plus terribles – 1964), 37ᵉ Etage (Rock à Memphis – 1975), Excuse-Moi Partenaire (Les guitares jouent – 1964) donnent le ton pour cette seconde partie. Déjà vingt titres, et nous sommes loin de la fin du concert. Il est un peu plus de minuit et les Witch Doctors enchainent avec Oh Ma Jolie Sarah (Flagrant délit – 1971), Hey Joe (Johnny Olympia 67 – 1967), Quelque Chose De Tennessee (Rock’n’roll attitude – 1985), et Allumer Le Feu (Ce que je sais – 1998).
Le rythme ne baisse pas. Les guitaristes nous régalent toujours autant, Marc tape fort sur ses fûts et le chant de Jean-Christophe entraine le public dans sa course en avant. Voyages Au Pays Des Vivants (Rivière… Ouvre ton lit – 1969), Que Je T’Aime (Single – 1969), Elle Est Terrible (Johnny à l’Olympia – 1962), Ma Main Au Feu (Country, Folk, Rock – 1972), J’La Croise Tous Les Matins (Lorada – 1995) et Fils De Personne (Flagrant délit – 1971) nous emmène encore un peu plus loin dans la nuit.

Solo bis…
De nouveau, Jean-Christophe pose sa basse, libère ses amis musiciens et prend sa SJ 200. Et nous interprète, avec le soutien du public, les titres suivants : Diego, Libre Dans Sa Tête (Dans la chaleur de Bercy – 1991), Je Te Promets (Gang – 1986), J’Ai Oublié De Vivre (C’est la vie – 1977), Vivre Pour Le Meilleur (Sang pour sang – 1999), Sang Pour Sang (Sang pour sang – 1999), Marie (A la vie, à la mort – 2002), L’hymne A L’Amour (Lorada Tour – 1996). Et il sera rejoint par Marc à la batterie pour Laura (Gang – 1986).

Laurent et Emmanuel rejoignent nos deux acolytes. C’est la partie « Unplugged » des Witch Doctors. Mais pas la moins survoltée. Gabrielle (Derrière l’amour – 1976)., Cheveux Longs, Idées Courtes (La génération perdue – 1966), Cours Plus Vite, Charlie (Rêve et amour – 1968), De L’Amour (De l’amour – 2015) et Da Dou Ron Ron (Da dou ron ron – 1963) nous maintiennent loin du monde qui nous entoure.
En route vers le final
Nos trois guitaristes échangent leurs instruments acoustiques pour des électriques (guitares ou basse) afin de nous amener au bout de la nuit. Ce sera avec Nashville Blues (Drôle de métier – 1984), Lucille (Johnny, reviens ! Les rocks les plus terribles – 1964), J’Ai Pleuré Sur Ma Guitare (Je t’aime, je t’aime, je t’aime – 1974), Jusqu’à Minuit (Johnny Olympia 67 – 1967), Le Bon Temps Du Rock’N’Roll (Hollywood – 1979).

Et c’est sur Tes Tendres Années (L’idole des jeunes – 1962) que s’achèvent ces quatre heures de concert, soit cinquante titres. Ah non, cinquante-et-un titres, Jean-Christophe reprenant sa SJ 200 pour finir avec L’Envie (Gang – 1986), accompagné par Marc aux percussions (Shaker me semble-t-il).

En conclusion, Les Witch Doctors nous ont gratifié d’une très belle soirée. Quatre heures sur scène, cinquante-et-un titres, un public très présent, captif et actif. Il venait entendre du Johnny. Il n’a pas été déçu, et pour une partie, il a aussi découvert un groupe. Une nouvelle réussite qui en appelle d’autres : rendez-vous le 17 janvier prochain à la même heure et au même endroit.

Et ne croyait pas que Laurent soit fatigué : il écoute un solo de Marc ! 🙂