Bien qu’il soit décédé depuis huit ans maintenant, Johnny Hallyday fait preuve de toujours autant de ferveur. Depuis tout ce temps, Les Witch Doctors lui rendent hommage chaque année, au Soubock. Mais voilà, en septembre, l’histoire semblait toucher à sa fin avec la vente de ce lieu mythique. C’était mal connaitre nos amis. Quelques semaines plus tard, un nouveau lieu était trouvé : la Roche à Bunel. Le groupe s’y était produit pour la première fois le 30 août dernier.

Nouvel endroit, nouvelle ambiance, mais le principe reste le même : un show en quatre parties. Et un groupe de rock’n’roll qui interprète des chansons de Johnny : pas de déguisement, d’imitation comme le rappelle Jean-Christophe.
Entrée en matières
Les Witch Doctors attaquent la soirée avec Je Suis Né Dans La Rue (Rivière… ouvre ton lit – 1969), La Terre Promise (La Terre promise – 1975), Le Pénitencier (Le Pénitencier – 1964). La première surprise, c’est le gros son qui est envoyé en cette soirée. Fort de l’expérience des concerts précédents dans cette salle, et avec l’apport de Joss à la régie son, les conditions sont excellentes. C’est un démarrage sur les chapeaux de roues.

Le groupe poursuit avec O Carole (Johnny, reviens ! Les rocks les plus terribles – 1964), Requiem pour Un Fou (Derrière l’amour – 1976), Pas Cette Chanson (Madison Twist – 1962), La Fille De L’Eté Dernier (Rock à Memphis – 1975), Joue pas de rock’n’roll pour moi (Derrière l’amour – 1976) et La Musique Que J’Aime (Insolitudes – 1973).
C’est la fin de la première partie. Les guitares sont tranchantes, la rythmique de plomb et la voix de Jean-Christophe est toujours aussi puissante. A cet instant, lui seul reste sur scène.
Seul avec sa guitare
Guitare acoustique en bandoulière, Jean-Christophe entonne Le Chanteur Abandonné (Rock’n’Roll Attitude – 1985), L’Idole Des Jeunes (L’idole des jeunes – 1961), Retiens La Nuit (Salut les copains – 1961). L’ambiance et le rythme ne faiblissent pas.

Puis, il poursuit avec Quand Revient La Nuit (Hallelujah – 1965), Les Bras En Croix (Les bras en croix – 1963) et Derrière L’Amour (Derrière l’amour – 1976). Le public, c’était complet, que je qualifierais de très « Hallydéens », est très réceptif, et répond bien présent. Les Witch Doctors et la Roche à Bunel ont gagné la partie.
Line-up au complet
Les Witch Doctors sont de nouveau réunis. Et les titres défilent : Johnny, Reviens ! (Johnny, reviens ! Les rocks les plus terribles – 1964), 37ᵉ Etage (Rock à Memphis – 1975), Excuse-Moi Partenaire (Les guitares jouent – 1964), Oh ! Ma Jolie Sarah (Flagrant délit – 1971).
Les danseurs ont envahi la piste. Le public chante, porte le groupe. D’ailleurs, on le ressent dans le magnifique Hey Joe (Johnny Olympia 67 – 1967), une des meilleures versions du groupe. Les Witch Doctors enchainent avec Quelque Chose De Tennessee (Rock’n’roll attitude – 1985), Allumer Le Feu (Ce que je sais – 1998), Voyage Au Pays Des Vivants (Rivière… ouvre ton lit – 1969).

Pour clore cette troisième partie, le groupe nous interprète Que Je T’Aime (45 T – 1969), Elle Est Terrible (Johnny à l’Olympia – 1962) et Je La Croise Tous Les Matins (Lorada – 1995). Les musiciens ont fait face à un public tout acquis aux chansons de Johnny. Les gens dansent, chantent, s’amusent, motivant d’autant plus les Witch Doctors.
Seul, face à la foule…
Pour cette nouvelle partie, c’est de nouveau en solo que Jean-Christophe occupe la scène. Guitare acoustique entre les mains, il nous gratifie d’une demi-douzaine de titres. Diego Libre Dans Sa Tête (Dans la chaleur de Bercy – 1991), J’Ai Oublié De Vivre (C’est la vie – 1978), Un Jour Viendra (Sang pour sang – 1999), La Fille Aux Cheveux Clairs (Vie – 1970) sont ainsi interprétés avec fougue, face à un public pressant.

Pour les deux titres suivants, Jean-Christophe fera appel à Dorothée Véron pour interpréter Je Te Promets (Gang – 1987). Et se fera accompagner par Marc à la batterie sur Laura (Gang – 1987). L’ambiance frôle la surchauffe.
Dernière ligne droite
Les compères de Jean-Christophe reviennent sur scène. Laurent et Emmanuel empoignent leur guitare acoustique. Première salve avec Gabrielle (Derrière l’amour – 1976), suivi de Cheveux Longs Et Idées Courtes (La génération perdue – 1966) et Cours Plus Vite Charlie (Rêve et amour – 1968). Un beau, long et hypnotique De L’Amour (De l’amour – 2015), chacun y allant de son solo, et Si j’Etais un Charpentier (Super 45 T – 1966) assurent la transition vers la partie finale.
On échange les guitares acoustiques contre des instruments bien électriques. Les Witch Doctors enchainent : Da Dou Ron Ron (45 T – 1963), Fils De Personne (Flagrant délit – 1971), Jusqu’à Minuit (45 T – 1966). Dorothée revient sur scène et Gaby King remplace Emmanuel le temps d’un titre : Le Bon Temps Du Rock’N’Roll (Hollywood – 1979). Tes Tendres Années (Les bras en croix – 1963) et Tutti Frutti (EP Live – 1961) achèvent le show dans l’euphorie la plus totale.

C’est fini ! Enfin presque. Alors que le public quitte doucement les lieux, Jean-Christophe déambule dans la salle, autour de quelques tables encore occupées et continue, seul, à distiller quelques chansons. Emmanuel nous gratifiant d’un Blues Du Dentiste :).
Le défi est relevé, par les Witch Doctors qui nous ont encore livré une prestation de haut niveau, pleine d’envie, de fougue, et par la Roche à Bunel. Ce lieu va devenir un rendez-vous incontournable pour le groupe (jetez un œil sur l’agenda).
L’année 2025 aura encore été une bonne année pour le groupe et les fans : album, concerts. Prochain rendez-vous en janvier, au O’Donnell’s le 16/01/2026. Bonnes fêtes de fin d’année à tous et à 2026.
